samedi 19 juin 2010

sweet dreams

l'autre jour, quand je siestais après une semaine particulièrement épuisante (peu après avoir recouché avec le garçon, bu tous les soirs et dormi très peu), j'ai fait un rêve particulièrement dérangeant.
j'avais chaud. j'étais à une soirée, eliott était là. mais je crevais de chaud, et plus ça avançait plus j'avais chaud. je regarde par terre et je vois que le sol commence à fondre. je sors, il faut que je sorte ça commence à m'étouffer tellement j'ai chaud. je me retrouve dehors, en chemise blanche ouverte et en culotte grise, il fait nuit, il pleut. ça va un peu mieux, mais toujours cette chaleur impossible que j'envoie autour de moi comme des ondes. en face de moi, il y a un prêcheur avec un grand cache poussière et un chapeau, qui pousse les gens autour de lui en leur braillant qu'ils ne savent pas ce que c'est que de n'avoir plus rien. je le regarde avancer vers moi et je me dis que moi je sais ce que ça fait, et que c'est pour ça que je n'ai pas peur de lui comme tous les autres dans la rue.
et je me suis réveillée.

cette nuit, j'en ai fait un autre, pas dans le même genre mais tout autant générateur d'angoisse.
mon directeur mettait en scène un opéra, quelque chose adapté d'hemingway... et on m'annonce qu'on m'a choisie pour faire partie des figurants. j'accepte, et je me retrouve devant la scène (en plein air, dans un parc, comme dans un festival) à regarder certains de mes collègues faire les figurants sur la scène avant la mienne. il fait nuit. il y a beaucoup de monde, des gens sur scène, des gens sur la pelouse... on m'annonce que ma scène va arriver, et on me demande si j'ai appris mon texte. je réponds que je savais pas que j'en avais à apprendre, je commence à courir partout à la recherche du texte de ma scène. je demande à quelqu'un près de la scène s'il a le texte, il me sort un pavé tapé à la machine. il me dit que ma scène c'est la scène 3, mais je ne retrouve pas mon texte, j'arrive juste à me rappeler qu'il y a 3 répliques. On me donne mon costume, un masque en plumes rouges qui couvre mes yeux, et on m'indique l'endroit où je vais jouer: sur la pelouse, avec trois filles grandes et fines, habillées en marquises (robes et perruques blanches) assises à une table de jardin en plastique blanc. et là je me souviens d'une de mes répliques: je suis Grenouille, commise du Coi. et là elles se mettent à chanter, avec un mec pour les faire répéter, je m'approche timidement et me mets à chanter avec elles, mais il se retourne, me regarde et me dit mais c'est complètement faux. tout le monde commence à s'en aller, je commence à me justifier auprès de tout le monde en disant qu'on ne m'avait pas prévenue qu'il y avait du texte, encore moins qu'il fallait chanter... et ils se lèvent et s'en vont, passent par une porte en métal et me regardent l'air de dire ma pauvre fille. je leur dit ça doit être une mauvaise blague. et un des techniciens du boulot arrive, s'adosse au mur, s'allume une clope et me regarde, et il me sort eh ouais d'un air blasé.
je me rends compte que tout le monde est en train de passer à la scène d'après, et je me réveille avec une angoisse très chiante.
mais quand même, ma réplique était très classe.

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