qu'est-ce qu'il se serait passé si on ne s'était pas séparés? c'est une super bonne question, hein, je me la pose depuis quelques temps. est-ce qu'on se serait rendu compte qu'en fait on ne s'aimait pas vraiment mais qu'on aimait l'idée de s'aimer, de former un couple du tonnerre? imaginez un peu: le jeune comédien et la photographe, quel couple fantastique.
est-ce que j'aurais passé l'année à me morfondre parce qu'il n'était jamais là et qu'il ne donnait pas de nouvelles? (probablement)
est-ce que j'aurais noué des liens aussi forts avec ma grosse biche? lui qui a été tellement présent quand on s'est séparés, lui avec qui j'ai parlé pendant des heures.... oui, sûrement, les coups de foudre amicaux se confirment assez vite.
autre question incroyable et qui ne sert à rien: et si j'avais eu mon financement? et si en ce moment même j'étais en train de me dépatouiller avec mes cours et mon manque de fric, mes réglages photos de dingues et ma nouvelle vie parisienne? est-ce que je serai heureuse? est-ce qu'on aurait tenu, nous deux? est-ce que le manque de temps des deux cotés nous aurait tués de toutes façons?
c'est fou comme cette fois ci, je nous ai sentis différents ensemble. comme deux paumés solitaires, deux pauvres malheureux en manque d'affection.
je l'ai embrassé. moi toute seule, à moitié vautrée sur lui après une bagarre de chatouille et un retournement de canapé (ne cherchez pas), par terre devant la porte d'entrée (fais un zoom arrière, on doit avoir l'air ridicules). et puis après dans la cuisine. c'est à ce moment là que je me suis dit que c'était différent, quand il m'a serrée contre lui. et puis après, au lit, c'était... différent. toujours aussi bon, aussi délicieux, mais plus tendre que juste du sexe.
quand il est parti il m'a serré dans ses bras, un vrai calin... avec un merci pour tout (la bière, la pizza...) qui sonnait presque comme un au revoir. bizarre.
comme si on allait pas se revoir. ou comme s'il avait besoin de tendresse.
ça m'a fait me sentir super bizarre, parce que j'ai senti qu'on était moins... je sais pas comment dire ça, moins "connectés" qu'avant. comme si on se détachait l'un de l'autre, sans vraiment rien pouvoir y faire. ça m'a rendue un peu triste. un peu beaucoup. j'aimais bien notre complicité, même sans sexe (bon, avec c'est mieux!), ce coté à pouvoir parler de tout et de rien jusqu'à pas d'heure. ce coté grands gamins qui s'amusent.
c'est triste quand même, si c'est ce que je crois on va bientôt perdre tout lien entre nous... un de ces quatre on en aura plus rien à foutre l'un de l'autre et ça m'attriste à un point.... j'espère que je me trompe.
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