samedi 2 juillet 2011

i never win at the euromillion

un vendredi soir bien plaisant, à base de deux soirées distinctes... peut être même trois, en fait, si je compte le retour à la maison avec film (faq for time travel qui est un bijou de quasi sf avec un irlandais que je kiffe parce qu'il joue dans the it crowd): bière post taf avec les coplègues (mot valise: copine/collègues) et stop chez une autre coplègue voisine pour boire quelques verres de blanc en parlant taf et autres sur le mode drôle et pas prise de tête.
et retour pas tard mais ce besoin d'allumer l'ordi (qui en fait était déjà allumé) pour mater un film; et les vieux démons de l'alcool qui me poussent à ouvrir une des leffes qui me restaient dans le frigo. en fumant comme un pompier, évidemment. et coup de fil de papa à minuit et demie pour me raconter sa vie et m'envoyer des photos.
j'ai l'impression que mon père et moi ne communiquons que quand il fait nuit. quand ma mère dort. c'est mignon en fait, parce qu'au moins on se parle. et puis forcément en parlant j'ai ouvert la deuxième leffe du frigo (heureusement que je n'en avais que deux, je bosse demain!).
bref.
je regarde beaucoup trop how i met your mother ces derniers temps, et je compare ma vie à ce qu'il s'y passe. en remettant les choses dans leur contexte, ma vie n'est pas si différente de ce qu'il se passe dans l'écran et je ne sais pas si c'est une bonne chose. ça manque de costards et de scotch mais à part ça, alcool et potes, check. moins de rencards aussi, et ça me fait légèrement chier.
mais j'ai comme l'impression que je ne peux pas y faire grand chose, parce que cette ville est remplie des mêmes gens, il y a une sorte d'entropie qui fait que je ne sais pas où aller pour que ça change (j'ai un doute sur le mot entropie...)
j'aimerais trainer avec des potes dans un endroit où je rencontrerais plein de gens nouveaux, où je rencontrerais le mec qui me ferait des frissons dans le bas du dos rien qu'à le regarder. où juste des petits chatouillis dans la nuque, je ne suis pas difficile. bref, quelqu'un qui me ferait de l'effet, un peu. pas sûre que ça arrive bientôt, j'ai comme l'impression que je me suis fait une carapace un peu trop épaisse. pourtant dieu sait que j'ai envie d'être séduite, mais je mets beaucoup trop de critères pour que ça puisse fonctionner. il faut qu'il soit grand et mal rasé, qu'il soit intéressant, qu'il me fasse rire, qu'il ait une voix grave. idéalement, qu'il me fasse danser. qu'il m'effleure les mains en parlant. et, bien sûr, que je lui plaise! (tant qu'à faire...) et même s'il rempli ces critères, il se peut qu'il ne me plaise absolument pas. compliquée, moi? nooooon....
sinon, ça va.
des projets photos pro en cours, des choses qui bougent au taf. des vacances, bientôt, avec eliott, et ça ce sera cool parce que j'en ai méchamment besoin.
je me remets gentiment des choses que la vie me fait subir par moment. je pense souvent à ma grand mère, et après j'essaie d'oublier. l'alcool aide. les drogues aussi.
et je continue d'avancer, et dès fois même, je suis presque fière du chemin que je fais, je me dis que j'ai bien bougé depuis les deux dernières années, et que j'ai été cassée en petits morceaux pour mieux me reconstruire, même si c'est pas évident tous les jours. et un jour je serai toute neuve et toute entière, avec mes défauts mais bien dans mes baskets, et putain, heureuse je l'espère.

(tout ceci à été écrit avec un taux d'alcoolémie non négligeable (je m'admire de pouvoir taper un texte un peu pétée, quelle belle qualité de geek!) et je me réserve le droit d'éditer si j'ai trop honte de moi demain)
oh, et je n'ai pas gagné à l'euromillion, encore. pourtant j'ai tellement de projets!

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