mercredi 22 mai 2013

update

je dors (trop)
je mange (pas encore assez)
je ne pleure plus tout le temps (mais je me sens intersidéralement vide)

je vois les choses avec un minimum de recul, mais je ne suis pas encore sortie de ce merdier qui s'est installé dans mon crâne. j'ai rendez vous chez un psy la semaine prochaine. je retourne voir mon médecin vendredi. je compte lui dire que les antidépresseurs ne me plaisent pas. je n'aime pas être détachée de ce que je vis, je me sens engourdie émotionnellement. et je sais que je suis une hypersensible, mais c'est comme ça que j'ai toujours vécu et je ne sais pas comment gérer autrement. (oui, bon, je ne sais pas comment gérer tout court en fait)
le fait est que cette sensibilité, c'est aussi une force. c'est ce qui me fait créer, c'est pour ça que je dessine, c'est pour ça que je fais de la photo. c'est pour ça que mes amis m'aiment (je suppose...)
donc pour l'instant, ça va. 
j'ai une trouille monumentale de retourner au taf lundi prochain. de voir mes deux loulous que j'aime tellement mais qui m'entrainent lentement dans une spirale de déprime. j'ai peur d'avoir tout cassé entre nous trois parce que j'ouvre ma gueule et je pointe du doigt ce qui déconne. j'ai dit à collègue on est interdépendants tous les trois, et c'est une mauvaise chose. on s'entraine, et on se fait du mal. regarde nous, sérieux, tu crois qu'on va aller mieux comme ça?
à lui j'ai juste écrit je vais aller mieux, ne te sens pas coupable. déclencheur ou non, ça me serait arrivé quand même. prends soin de toi, j'ai très envie que tu ailles mieux.
elle a eu l'air sonné, et triste. lui ne m'a même pas répondu. même pas demandé de nouvelles. rien. silence radio.
il m'avait prévenu, j'en attends toujours trop de lui, et il fini toujours par me décevoir. 
et ça ne loupe pas: je lui en veux d'être aussi lâche. 
mais je continue à y retourner parce que c'est lui, et que j'ai un peu le syndrome du sauveur. et je n'arrive pas à expliquer pourquoi je tiens autant à lui. parfois je me demande si l'autre fille pour laquelle il a craqué c'est moi. parfois j'y crois, et puis je trouve des arguments qui font que non. et je me dis que c'est très bien comme ça, je n'ai pas besoin d'un dépressif de plus dans ma vie. et parfois je crois que c'est collègue, et mon estomac se noue de jalousie parce que finalement, on ne tombe jamais amoureux de moi. et c'est peut être ça le nœud du problème.
et puis je me rappelle qu'il m'a demandé de ne pas tomber amoureuse de lui.
on va essayer de faire ça, hein.

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