lundi 10 juin 2013

fragile

je me tape une crise de larmes (ou plutôt, soyons honnêtes, plusieurs crises de larmes en 1h) au boulot.
pourquoi?
parce qu'en mangeant avec le fourbe et collègue, on s'est pris des verres de vin blanc, et que collègue, pour nous faire sortir de notre côté plaintif m'a foutu dans la gueule que je n'avais pas à me plaindre du côté financier étant donné que j'avais les moyens de partir en vacances.
voilà. prends ça dans ta gueule. 
donc je me suis levée pour débarrasser mon verre et pleurer dans la cuisine.
et je suis partie m'acheter des clopes. 
et j'en ai fumé 2 à la suite, en pleurant sur le parvis du taf.
je suis passée voir ré qui m'a demandé si ça allait, forcément j'ai pleuré. 
je suis repartie fumer une clope.
le fourbe commence à me raconter des bêtises, elle nous rejoint, commence à me dire que je lui fais la gueule. je suis partie. en lui disant pas maintenant. 
et quand je suis allée au sous sol récupérer mes impressions de factures (dieux, mon taf est passionnant) elle m'a coincée dans les escaliers pour me dire que c'était ridicule de lui faire la gueule pour ça.
je suis un peu partie en sucette à lui dire que j'avais vraiment pas besoin de ça, on s'est un peu isolées, et la crise de larmes à repris, à grandes eaux. avec sanglots et tout le reste. 
j'en ai marre d'être déçue par tout le monde. j'en ai marre de devoir constamment me battre pour tenir le choc émotionnellement. pour me sortir la tête du cul même si je ne vois pas où je vais. même si je n'ai même plus envie de quoi que ce soit.
enfin si, j'ai envie qu'on me sauve. et je sais très bien que ça n'arrivera pas, parce qu'il n'y a que moi qui puisse le faire. 
j'en ai marre qu'en essayant de me sortir la tête du cul certains potes ne font que minimiser ce que je vis en me disant tu n'as pas à te plaindre.
ben justement. SI. je peux me plaindre parce que je vais mal. j'ai besoin de me plaindre pour pas que ça me bouffe de l'intérieur et pour pas que j'implose en foutant en l'air tout ce qui est autour de moi. j'ai besoin que les choses sortent pour que j'arrête de me faire autant de mal comme depuis 3 semaines. 
et j'en veux au fourbe d'être resté là comme un con à ne rien dire (enfin, si, quand elle a commencé à parler il  lui a dit arrête à peu près trois fois). à rester au bar avec elle pendant que je pleurais dans la cuisine. à aller se boire une bière seul au pmu du coin pendant que je chialais sur le parvis. à même pas me demander si ça allait. 
putain de lâche, je ne comprends pas comment je peux être aussi attachée à lui.
(ça confirme aussi mon côté personne ne va me choisir moi. c'est moi qui vais mal, il reste avec elle. connard)

donc oui, alors que je remonte la pente, je glisse et me casse la gueule à nouveau. mais j'irai mieux.
parce que de toutes façons je n'ai pas le choix.

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