vendredi soir, après une soirée très alcoolisée en compagnie du fourbe mais pas que, on a eu une grande discussion dans sa bagnole.
pour le contexte: on a fêté le départ en retraite d'une collègue, on a chargé la bagnole de notre boss parce qu'elle s'en va elle aussi, et on a fêté le départ de ma moule dans un bar.(beaucoup trop de départs pour que je puisse survivre à ça non alcoolisée) j'étais contente que le fourbe nous suive ré et moi, mais je pense que c'est principalement parce qu'il n'avait particulièrement pas le moral ce soir là. j'ai quand même passé toute la soirée à discuter avec lui, et ré aurait dit à ma moule qui voulait détourner mon attention non mais laisse, elle a envie de se faire du mal. (et il ne connait pas toute l'histoire, mais je pense que sur ce coup là je suis grillée. une copine m'a dit que le langage corporel ne trompait pas. et puis je lui ai pris la main pour lui dire de m'attendre et il l'a serrée. bref)
juste avant de partir du bar, il m'a demandé s'il avait droit à un câlin. je lui ai répondu qu'il y aurait toujours droit, que j'étais toujours là pour lui.
je l'ai raccompagné jusqu'au taf pour qu'il récupère son sac, et en plein milieu d'une de mes phrases il me serre dans ses bras et se met à chialer. en disant j'ai envie que ça s'arrête.
ok. tu me brises le cœur garçon.
pour une fois c'est moi qui lui ai pris le visage dans mes mains en lui disant ça va aller. regarde moi. on va s'en sortir.
et il m'a donc ramenée chez moi, tout en me disant qu'on était une mauvaise influence l'un pour l'autre (complètement d'accord sur ce coup). et plein de choses sur sa vie sentimentale mais sans trop de détails, et je me suis dit qu'il a une façon bien destructrice de vouloir gérer sa vie. punitive même. et rien ne le fera changer d'avis.
il m'a quand même fait halluciner sur tout ce qu'il sait, tout ce qu'il voit de moi. il me dit que je suis dépressive (sans blague?), mais que j'ai cette force qui fait que je peux m'en sortir. que je me cache et me rends invisible parce que je suis hypersensible et que j'ai peur de souffrir. qu'il ne comprend pas pourquoi je veux me foutre en l'air. (ah ah, look who's talking). qu'on est très similaires tous les deux, sauf qu'au lieu d'être dépressif il est mélancolique, mais qu'on est les deux faces de la même pièce.
qu'il a envie que j'aille mieux. qu'il m'aime (mais pas comme ça). que ça va aller.
tout ça en me caressant les cheveux pendant que j'acquiesce en pleurant un peu.
quand je lui ai dit merci il m'a demandé pourquoi.
mais j'en avais besoin, de cette discussion, j'avais besoin qu'il mette des mots sur ce qu'on est tous les deux. et j'avais peut être aussi besoin qu'il me montre qu'on pouvait m'aimer même en voyant qui j'étais.
et en descendant de sa voiture, quand il me dit prends soin de toi connasse et que je lui réponds toi même crétin, son rire m'a fait du bien.
et tu sais que je t'aime?
moi aussi je t'aime mon chat.
à moi de faire la paix avec ça, à me désenamourer de lui et à le voir comme un ami. ça va être dur, mais il parait que je suis forte. si si, on me l'a dit...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire