des soirées et des soirées passées ensemble, à se parler de plein de trucs, à l'écouter s'épancher sur son couple qui ne va pas, à écouter ses rêves non accomplis, à finir par lui dire que je ne peux pas l'aider là dessus, à lui dire que je ne devrais pas le voir parce que mon psy me l'a très fortement déconseillé... à continuer de le voir quand même.
des soirées passées ensemble à rire, à boire, à danser tous les deux pendant qu'elle n'était pas là, à se calmer quand elle nous rejoignait (elle ne veut pas danser. mais allez-y tout les deux qu'elle dit)
des soirées où, saoule, je m'accroche à son bras pour rentrer.
et il y a ce vendredi où il m'appelle pour boire un coup tous les deux avant qu'elle nous rejoigne, on boit un verre, deux. on joue aux fléchettes. et on se met des défis à la con comme des gamins essaie de jouer de ta mauvaise main pour voir!
et puis et puis et puis, pour le déconcentrer je m'approche de lui et le regarde droit dans les yeux. un peu trop près, je sens que je suis allée trop loin au moment où je sens un léger vertige. mais je m'éloigne, et je m'excuse.
elle nous dit qu'elle part de chez eux, je lui dit que j'ai pas envie de la rejoindre, je pose ma tête sur son torse. il me caresse le dos, me dit je sais, et m'embrasse. une fois, deux, et puis c'est moi qui l'embrasse en me disant foutu pour foutu.... on se sépare, il part d'un côté, je m'assied à notre table, sous le choc à me dire mais qu'est-ce qu'on vient de faire ?!
je le rejoins devant le bar, je lui demande si ça va il me dit que non. moi non plus ça va pas vraiment, on est sur le point de rejoindre sa copine, une de mes meilleures amie alors qu'il vient de m'embrasser. et on passe le reste de la soirée tous les trois. j'ai bu comme rarement.
je passe le lendemain avec elle à faire un marché de créateur et je lui achète tout ce qu'elle aime comme art, je me suis jamais sentie coupable comme ça.
on boit un verre toutes les deux et elle me dit oh je t'ai pas dit mais hier on a parlé, il m'a fait plein de compliments et on a baisé. c'est comme si on m'avait enfoncé un couteau dans l'estomac et qu'on le tournait.
prends bien ça dans la gueule meuf, il n'est pas à toi. tu n'es qu'un préliminaire.
noël et les vacances m'ont fait prendre de la distance.
sauf qu'il faut bien rentrer dans ma ville à un moment donné.
et qu'on avait prévu d'aller à un concert tous les trois.
entre temps il y a eu ce match tinder, mini coup de cœur qui m'a sorti la tête de cette histoire, et qui au passage à remis les choses au clair avec elle. tu vois que je convoite pas ton mec, je parle à quelqu'un d'autre ! ça n'a pas vraiment duré.... c'est tombé à l'eau, malheureusement. moi qui comptais sur ce mec comme mon sauveur, une histoire avec quelqu'un d'autre pour me sortir ce putain de crush de la tête!
eeeet puis....
fin de formation , grosse présentation de fin de projet, plein d'émotions contradictoires. entre la fierté d'avoir accompli quelque chose et de pouvoir le montrer et la tristesse de cette page qui doit se tourner... je suis un désastre prêt à exploser.
il est là, je lui propose de rester boire un verre pendant qu'elle va au théâtre. je lui propose à elle de nous rejoindre après. il accepte, elle refuse.
un verre, un deuxième, on va danser. on revient à notre table en se tenant par la main. il change de place, non plus en face de moi mais à coté, ses jambes sous les miennes. on parle de nous deux, des options inexistantes qui s'offrent à nous. il me parle de l'ultimatum qu'il lui a donné parce qu'il n'en peut plus.
je me dis quitte la. vas-y quitte là qu'on soit libres. mais de toutes façons ça marcherait comment même s'il la quittait ? je me sentirais coupable de toutes façons.
on parle encore, ma main dans les siennes.
on décide d'y aller sachant que le lendemain sera dur. et sur le chemin du retour c'est comme si un interrupteur avait fait clic dans mon cerveau alcoolisé. je m'arrête. dis son nom. et je l'embrasse.
on reste comme ça quelques temps avant de repartir, main dans la main.
arrivés là où nos chemins divergent, on recommence, impossible de dire qui fait le premier pas ce coup-ci. on reste longtemps à s'embrasser, se prendre dans nos bras, ses mains qui s'accrochent à mes hanches et mes bras autour de son cou. son front posé sur le mien, et moi qui dit mais on fait quoi maintenant, on fait quoi ?
il me dit on se voit demain. et promis je coucherai pas avec elle.
le lendemain il annule.
et elle raconte sur notre groupe tous les cadeaux qu'il lui a fait aujourd'hui, et qu'il lui promet encore mieux parce que bien sûr demain c'est la st valentin.
je me sens un peu comme une merde parce que j'avais un tout petit espoir d'avoir un message de lui. j'ai commencé mon stage aujourd'hui, peut-être qu'il aurait voulu savoir comment ça s'étais passé. je ne veux pas savoir qu'il la couvre de cadeau, même si c'est par culpabilité.
mais eliott n'a pas tort, ça me remet un peu les idées en place.
même si, soyons honnêtes, mes idées sont embourbées au possible. je n'ai aucune objectivité en ce qui le concerne, je commence même à avoir une vision négative d'elle alors qu'elle ne m'a rien fait.
je devrais être contente de ma première journée de retour à paris, je devrais être enthousiaste de faire partie d'une nouvelle équipe et d'avoir été accueillie à bras ouverts. je devrais être sur un nuage d'avoir été reçue avec des câlins de mes anciens collègues. et je le suis ! mais cette situation entache ce que je vis.
dans le train j'avais juste envie de le voir pour lui raconter ma journée. et j'essaie de trouver des raisons de le revoir alors que je devrais faire le contraire. je suis paumée et je ne suis pas sûre de réussir à sortir de cette situation sans me brûler les ailes.
voilà, on en est là.
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