dimanche 27 janvier 2013

long time no see

huh.
plus d'un an sans blogger. c'est fou ça.
ça ne me manque pas particulièrement, je documente ma vie différemment, c'est tout. et puis, rien n'a vraiment changé. j'habite toujours au même endroit, mes amis sont plus ou moins les mêmes (avec quelques additions très cools, et une paire de soustractions douloureuses mais sûrement nécessaires), je fais toujours le même taf, je continue à coucher avec le garçon quand il est dans le coin.
bref, comme d'hab quoi.
mais profitons donc de ma grippe étrange pour faire le point sur ma vie, que deviens-je, moi qui suis maintenant trentenaire entamée?
si l'on met ce que le monde entier appelle crise de la trentaine de coté, ça va plutôt bien. bon, la crise en question a toujours été présente, c'est un peu ma façon de fonctionner: je me laisse vivre et un jour pas comme un autre je me mets à me poser des questions existentielles telles que qu'est-ce que je fous de ma vie là? 
depuis peu, il y a des remarques qui s'y ajoutent, du style mais ça n'a aucun sens ce que je fais, je ferais mieux d'aller construire des puits en afrique. c'est assez bizarre, et j'essaie de vivre ça avec philosophie. pour l'instant je gère relativement bien. j'avoue que le jour où je commencerai à avoir certaines envies particulières et inhabituelles je vais m'inquiéter.. oui, je pense à l'épée de damoclès appelée horloge biologique, même si j'ai tendance à croire que c'est aussi un peu de la connerie cette histoire. pour l'instant je me tâte vraiment pour reprendre un bébé chat, mais je ne sais pas si c'est raisonnable. je pense que c'est mon maximum niveau responsabilité.
sinon, j'ai décidé d'améliorer ma vie, par petites doses. je me suis remise au dessin. j'espère progresser, je trouve que j'ai pas trop perdu, ce qui est déjà pas mal. je me mets des coups de pieds au cul pour reprendre la photo, parce ça fait près d'un an que je n'ai pas fait de photos pour moi, pour un projet qui me plait, ou juste pour me faire la main. je sais que c'est comme le vélo, qu'on ne perd pas l'habitude, mais j'aimerais aussi ne pas perdre mes progrès... c'est assez frustrant de voir à quel point c'est facile de tomber dans une routine et de ne pas créer. métro boulot dodo tout ça. la vie d'adulte est assez naze si on ne fait pas gaffe, mais heureusement je suis suffisamment immature pour y trouver un peu de légèreté (j'ai beaucoup de mal à me considérer adulte, dans ma tête j'ai quelque chose entre 12 et 25 ans)(ah, tiens, comme les réducs sncf, c'est un signe)
j'ai des envies de voyage aussi, de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes. à tel point que parfois rester au même endroit me rend dingue. l'idée de ne pas avoir les moyens de bouger comme je veux, où je veux me frustre énormément. pourtant je sais que j'ai beaucoup de chance, je voyage quand même... l'inde l'été dernier, barcelone à nouvel an (sur un coup de tête, dans un grand moment de frustration), la thailande en juillet. je ne peux pas vraiment me plaindre. mais je ne sais pas, j'ai parfois l'impression que ça n'est pas assez.
ah et si, tiens, j'ai rencontré quelqu'un. un barbu geek, plutôt très joli, avec des bras à tomber par terre (monsieur fait du rugby). mais il sent la complication à plein nez, entre le manque de disponibilité et la vague impression qu'il ne va pas vraiment faire d'efforts pour venir me voir (il est parisien), j'ai moyennement envie de m'impliquer.
bon, il faut dire qu'on a aussi eu une dtr comme dans les séries américaines (define the relationship) en plein milieu d'un restau et je crois avoir rarement été aussi mal à l'aise en face de quelqu'un avec qui je couche. résultat de la dtr en question: nous ne sommes pas un couple, mais il m'aime bien et veut me revoir. ce à quoi j'ai répondu quelque chose dans les lignes de euh, ok avant de baisser la tête dans mon assiette pour contempler mes frites et mon burger. évidemment, les questions ou remarques que j'aurai pu faire à ce moment là me sont venues avec 2h de retard, une fois que j'étais dans le train. l'esprit de l'escalier ça s'appelle. 
de toutes façons, je n'attends pas vraiment grand chose de lui si ce n'est un orgasme de temps en temps et des moments sympas, mais c'est vraiment très compliqué de le voir ne serait-ce que 2 jours de suite... par exemple, je vais à paris le week end prochain rencontrer son frangin (non non, ce n'est pas une présentation familiale genre officielle, c'est plutôt mon frère a fait une émission que tu kiffes et je l'utilise pour me la péter) et impossible de le voir samedi et dimanche, vu qu'il a trop de trucs prévus. ça me fatigue d'avance.
ce qui explique aussi que quand le garçon est dans le coin et qu'il me harcèle de textos pour qu'on se voie, forcément, je ne dis pas non (bon, j'ai commencé par dire non et puis finalement, hein...) parce qu'avec le garçon, c'est simple: on boit des verres en se donnant les dernières nouvelles, on rigole, on se cherche, et ça fini chez moi en étincelles et feu d'artifice. et on s'amuse. je suis une gosse avec lui, je me sens juste libre de faire n'importe quoi. si le barbu ne fait aucun effort, je ne vais pas me sentir à l'aise et il ne verra jamais la gamine que je peux être. donc ça va capoter. pourtant il est bien parti, il réussi à me faire frissonner (pas encore autant que le garçon, mais il est sur la bonne voie)
bref, je me rends compte qu'un mec normal, ça n'existe pas. peut être que de toute façon ça me ferait chier. en tous cas j'aimerais bien trouver un mec qui veuille être avec moi. et qui me fasse marrer aussi, tant qu'on y est.
sur ce, je vais prendre mon sirop magique qui me fait faire des rêves particulièrement... vivaces (et quand dedans il y a mon collègue qui me fait des choses, c'est très perturbant) et je vais dormir parce que merde, je suis malade quand même!

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