lundi 4 mars 2013

taking a break from digital

je me retrouve dans l'obligation de décrocher de mon addiction téléphonesque pour cause d'iphone cassé. c'est pas faute d'avoir essayé de le réparer, avec tous les moyens du bord, mais là ça dépasse mon champ de compétences et je ne peux absolument rien faire de plus sans dépenser beaucoup d'argent.
donc autant racheter un nouveau téléphone.
ou pas?
il y a une liberté certaine à ne plus avoir la gueule collée à cet écran, que ce soit pour les photos, les textos, les tweets, facebook et tout le tralala.
je suis assez partagée quand même, entre cette liberté et ce manque insidieux... je me rends compte à quel point mon comportement s'est adapté à cet objet tout con. ne serait-ce que pour la musique en fait, ce matin j'ai pris ma douche dans le calme (musique sur l'iphone). je ne peux plus trouver le titre d'une chanson en un claquement de doigts. je ne peux plus voir les photos, ni poster de nouvelles photos sur instagram. je ne joue plus à bejeweled.
fondamentalement, je n'ai pas besoin de tout ça. mais ça me manque.
après, c'est génial d'aller me coucher et de vraiment me coucher, au lieu d'aller traîner mes guêtres sur le net jusqu'à 4h du mat (d'un autre côté, je fais ça sur le pc du coup...)
bref. réalité vs digital. je ne sais pas encore qui gagne.
après ça révèle quelque chose de beaucoup plus profond chez moi, un truc qui traîne depuis bien longtemps et qui peut s'avérer problématique avec le temps. je crois. j'en sais rien en fait.
la réalité est un peu triste ces derniers temps. (tout le temps?) c'est pas qu'il ne se passe rien, c'est que ce qu'il s'y passe ne me convient pas. bon, je n'ai pas besoin d'un iphone pour m'en échapper, soyons bien d'accord. je fais ça depuis toute petite, j'ai commencé avec les livres. les mots sont ma drogue de choix. les jeux vidéos sont arrivés un peu après, et avec internet un univers d'échappatoires est apparu.
ce qui est plaisant là dedans, c'est le concept de remplir mon cerveau de plein d'autres choses pour ne pas être confrontée à ce vide intersidéral d'ennui profond que peut être la réalité. merde, j'ai l'air blasée comme ça alors que le pire c'est que je suis quelqu'un qui est capable de s'extasier devant de toutes petites choses.
en fait je suis une escapiste. et je ne sais pas si c'est une bonne chose ou pas, sachant que je ne sais pas faire dans la demi mesure...

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