il y a quelques temps je m'étais fait une liste de bonnes raisons pour ne pas tomber dans piège du boss.
je l'ai lue, relue, intégrée. j'ai vu mes potes, pensé à autre chose, bu, oublié, enterré un début de sentiments et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
jusqu'hier soir.
depuis quelques temps boss ne va pas super bien (problèmes de couples) et ma collègue et moi on fait tout pour lui remonter le moral. depuis quelques temps je me sens moyennement super, ça vient par périodes, et là la solitude devient pesante. mais je pensais tenir le choc, je pensais aller bien quand même.
hier soir donc.
après quelques verres de blanc dans un ventre vide, et quelques verres de rouge pour lui, et une très longue discussion sur le taf, sur lui et ce qu'il vivait, il me dit qu'il a craqué pour quelqu'un d'autre. je lui ai dit que si c'était collègue ça allait tout foutre en l'air, qu'ils étaient mes deux seuls potes au taf et que j'ai pas besoin que ça aussi se casse la gueule. en chialant. en faisant une vieille crise d'angoisse. en m'excusant parce que je suis ridicule quand je fais ça.
il m'a prise dans ses bras. ça a un coté très rassurant d'être dans les bras de quelqu'un qui réussi à te calmer, même si c'est par petits morceaux.
j'avais dit qu'il y a quelques temps que je lui avais gueulé dessus à cause du plein temps, qu'il m'avait consolée et que j'ai eu ce moment de doute ou peut être on aurait pu s'embrasser mais que ouf, il ne s'était rien passé... ben. euh. cette fois ci je n'ai même pas eu le temps de me poser la question, il m'a embrassée.
we have just lost cabin pressure.
j'ai marmonné que c'était pas une bonne idée, avant de m'y perdre. j'ai marmonné pas mal de choses, j'aurais mieux fait de fermer ma gueule mais l'alcool enlève ce filtre qui ferait mieux d'être là.
et puis retour sur terre. où il me dit que non, ça n'ira pas plus loin et c'est pas parce qu'il n'a pas envie de moi mais parce que ça foutrait trop la merde (tiens, c'était dans ma liste ça). que je suis une belle personne. je sais que c'est censé me faire plaisir, mais je prends ça comme quelque chose de terriblement nul. qu'est-ce que ça m'apporte d'être une belle personne? que dalle, de la solitude, des angoisses, je donne trop et quand j'attends quelque chose en retour je finis déçue, souvent.
bref.
retour en pleurant. en me retenant de pleurer. en me disant reprends toi connasse. en pleurant à nouveau.
j'ai appelé ma grosse biche et lui ai laissé un message (qui l'a inquiété ce matin, bravo bravo), j'ai appelé ju en priant pour qu'il réponde, j'avais besoin de parler à quelqu'un. et quand il a décroché je lui ai tout raconté et je lui ai répété qu'est-ce que je fais maintenant? dis moi, qu'est-ce que je fais? il m'a rassurée, m'a dit que ça irait déjà mieux demain quand j'aurai dessaoulé, et que j'allais me remettre.
j'ai fumé, beaucoup, trop, j'ai pas réussi à dormir, je me suis roulée en boule dans mon lit, j'ai mis un gilet pour pas me sentir aussi seule et vide dans mon lit. et finalement, j'ai réussi à dormir. cinq heures.
et en croisant boss ce matin j'ai eu ces deux secondes de vertige où je me suis dit et merde, espèce de conne dans quoi tu t'es mis.
bref, voilà pourquoi j'aurais mieux fait de relire ma liste encore une fois. mais je crois que c'était déjà trop tard.
le pire là dedans? c'est que ce que je regrette le plus c'est ce que je lui ai dit pendant qu'on s'embrassait. lui dire que j'avais un crush sur lui depuis quelques temps, vraiiiment pas une bonne idée.
j'ai l'impression que je passe mon temps à faire de la merde sentimentalement. je me demande sérieusement si je trouverai quelqu'un un jour. merde. je peux pas continuer comme ça.
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