après une longue nuit de sommeil médicamenteux (et un rêve qui m'a laissé une impression étrange, comme si je pouvais trouver une sorte de sérénité dans mon imaginaire) je vogue à travers cette journée comme si rien ne pouvait m'atteindre.
enfin presque.
séance de psy à 9h. pendant laquelle je lui parle de collègue et du fourbe, de la relation qu'on a, et de cette "scène" où elle m'a attaquée verbalement. il met des mots dessus. quand elle me dit que je n'ai pas à me plaindre et que c'est ridicule de faire la gueule c'est plus elle qui se plaint qu'autre chose. c'est son mal être qui ressort. (il l'a comparée aux enfants qui disent t'es pas beau, t'es méchant quand on leur met des limites, j'arrive pas encore à trouver le lien véritable là derrière)
ma réaction l'a intéressé, il trouve ça surprenant que je ne réponde pas. il me demande pourquoi je cherche toujours à arranger tout autour de moi, pourquoi je n'accepte pas de laisser une situation de désaccord telle quelle. (évidemment, on en revient à mes parents)
il me dit que la ligne est fine quand on se confie à quelqu'un, que le fait de m'ouvrir au fourbe à ouvert quelque chose. qu'il cherche peut être quelque chose qui ne lui conviendra jamais parce que personne ne peut avoir tous les rôles (soeur / mère / confidente / amante), et que même si j'essayais de remplir ces rôles là, c'est une demande sans fond, qu'il me videra.
il me dit que la relation collègue / fourbe, quelle qu'elle soit, ne me regarde pas. (comme la relation entre mes parents) c'est pas tes oignons ma ptite résume-t-il. sauf si bien sûr, j'avais envie d'une relation à trois, mais non, je ne cherche pas ce genre de chose.
et ça me fait rire, parce qu'en arrivant au boulot collègue me dit que le fourbe lui a demandé si je lui faisait la gueule (à elle). parce qu'hier je ne suis pas passée dans leur bureau autant que d'habitude, et que je l'appelais si je voulais demander un truc. et certes, je suis passée moins, parce que je prends de la distance par rapport à eux (je veux me sortir de ce merdier) mais je n'ai jamais appelé... et je me reprends mes propres mots dans la gueule: n'oublie pas que c'est un manipulateur. ou peut être qu'il n'a jamais rien dit, et qu'elle cherchait juste à savoir. aucune idée, et à vrai dire, je m'en fous.
il m'a aussi demandé si je donnais toujours tout à mes amis, je lui ai dit que j'essayais de toujours être là pour eux, même si parfois ça ne marchait pas. et il m'a demandé si la réciproque existait et je lui ai dit que non, mais que c'est comme ça que ça devrait marcher. et encore une fois, pourquoi est-ce que je cherche à toujours tout faire pour les autres...? sachant que c'est un puits sans fond parfois? peut être que je cherche une valeur là dedans. je sais pas. il faut que j'accepte encore avoir quelques inconnues dans l'équation, c'est pas au bout de 3 séances que je vais avoir toutes les réponses à mon comportement.
bref. au moins j'avance un peu.
je suis contente de pouvoir dire qu'aujourd'hui, je vais bien. que j'arrive à mettre un peu de distance avec les autres. peut être qu'avec le temps j'arriverai à ouvrir ma gueule, quitte à ce que tout ne soit plus lisse. parce dans la vraie vie c'est comme ça que ça se passe il parait.
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