j'ai une envie furieuse de rentrer chez moi et de dessiner.
je sais bien évidemment que si je rentrais chez moi ce n'est absolument pas ce que je ferais, je poserais mon sac, ferais quelques gratous à newton et je me materais les saisons 4 et 5 de parks and recreation en gloussant et en faisant jouer ma mini panthère bavarde. (il râle quand je joue pas assez avec lui. il est génial. je l'aime d'un amour flamboyant, c'est assez dingue.)
je suis entrée dans une période de rien à foutrisme. c'est très drôle.
je sors moins, déjà parce que je suis ruinée mais aussi parce que je n'ai pas envie. l'idée de rentrer chez moi pour mater des séries, essayer désespérément de me remettre au dernier tomb raider, essayer de lire et laisser tomber parce oh pff... bref, aller me terrer dans ma tanière me rempli de satisfaction. ça y est, la période d'hibernation a commencé.
les choses vont plutôt bien du coup, vu que je m'en fous un peu. ça dépend des jours, bien sûr, mais je me détache de ce qui est potentiellement chiant, agaçant, humiliant ou blessant. le boulot, par exemple: je le fais, je montre que je le fais mais je n'attends rien en retour. j'ai compris. je n'aurai jamais rien en retour. après qu'on ne m'attaque pas non plus, je commence à savoir sortir les griffes.
la situation collègue/fourbe/moi est relativement stagnante, comme toute bonne situation de merde.
je veux dire, on s'entend bien, on rigole et tout ça mais je pensais que nos relations avaient changées pour me rendre compte qu'elles sont restées plus ou moins les mêmes.
collègue surveille le fourbe du coin de l’œil, se passe les nerfs sur lui; il subit parce qu'il pense mériter ce genre de choses... ils (dys)fonctionnent en duo la plupart du temps jusqu'à ce qu'il y ait besoin d'une soupape et c'est là que j'arrive dans l'équation. je me retrouve témoin de leurs débats et chamailleries, et très sincèrement, je n'ai pas besoin de ça. bonjour, je suis la 5ème roue du carrosse.
je simplifie tout ça bien entendu, nos relations ne se résument pas qu'à cette dynamique malsaine.
j'adore boire des verres avec collègue, elle me fait mourir de rire. mais quand le fourbe est dans le coin elle se focalise sur lui, ça rend les choses un peu plus difficiles. et le fourbe et moi, c'est un peu spécial aussi il faut dire. il y a toujours ce petit côté je te plais/tu me plais, on continue à se faire des câlins quand on a bu, et au quotidien on a toujours des moments de complicité mignonne. ce qui me fait marrer, c'est que ça soulève des questions du côté copains (ré n'est pas le seul à nous trouver bizarres), mais j'ai du mal à savoir comment leur expliquer... on s'aime, mais pas comme ça, mais quand même y'a un sorte de magnétisme qui fait que c'est mieux quand je suis près de lui parfois. et parfois je le kiffe juste comme un frère avec qui je peux faire des conneries genre jouer à la bagarre. et parfois c'est juste un connard lâche au possible.
mais en vrai, je suis moins à vif de ce côté là qu'il y a quelques mois. il vaut mieux.
je me rends compte que pour aller mieux, je suis obligée d'être égoïste, parce que personne ne fera passer mon bien être en priorité comme je peux le faire pour les autres. il faut que je réussisse à virer les personnes néfastes aussi, mais c'est très très dur quand on les aime... c'est compliqué la vie d'adulte.
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