j'ai encore beaucoup de boulot à faire sur moi-même, et très sincèrement en ce moment tout me saoule tellement que j'ai envie d'envoyer chier la terre entière et de me terrer quelque part en attendant que ça passe.
oui, même les copains.
donc cette semaine (qui se traîne, grands dieux qu'elle est est longue) la thématique est: arrêter d'espérer que les gens se comportent comme je le ferais. parce que les petites frustrations s'accumulent et se transforment en gros ras le bol et au final c'est moi qui finis avec le moral dans les pompes et une envie grandissante d'égorger une grande partie des personnes qui m'entourent. (principalement des collègues. étant donné que je passe ma vie dans ce lieu maudit mon entourage ce sont mes collègues. ça devient pathétique)
bon. faut dire aussi que je suis retournée chez le psy hier, après une pause de 2 ou 3 semaines, et qu'évidemment ça remue des trucs.
qu'il me trouve déprimée soit, je m'en doutais un peu. après tout j'ai passé dix minutes à lui dire que je n'avais envie de rien et que j'étais fatiguée et que j'en avais marre. (oh tiens c'est l'hiver)
mais après, cette longue discussion pour me faire comprendre que le travail d'une cure analytique c'était surtout à moi de le faire, qu'il fallait que je me montre et que je m'ouvre pour pouvoir avancer, là je ne sais pas pourquoi ça m'a un peu retournée. au début je l'ai pris comme un reproche, tu ne t'ouvres pas assez, tu ne le fais pas comme il faut. et puis je me suis dit que s'il y avait une personne qui ne me reprochera rien c'est bien lui, donc pourquoi ça me fait chier?
sûrement parce que j'ai la trouille. j'ai peur qu'on me voie, je passe ma vie à me planquer, à faire en sorte qu'on ne me remarque pas. et je n'ai aucune idée de pourquoi en plus. y'a mon manque de confiance en moi ok, mais c'est pas suffisant pour justifier mon comportement.
peut être la trouille qu'on me voie et qu'on me juge. et que je ne supporte pas ce jugement. parce que je voudrais être aimée par le plus de personnes possible (?). parce que je voudrais me sentir aimée et que j'ai l'impression que je n'en suis pas digne...
ah, et puis aussi j'ai peur de ne pas bien faire les choses. que d'angoisses non nécessaires.
en fait cette thérapie me fait me rendre compte que j'ai plein de comportements qui découlent de mon manque de confiance, de ma trouille, que je me mets des bâtons dans les roues toute seule. et c'est d'autant plus compliqué de démêler tout ce bazar parce qu'une partie de moi ne veut pas changer. j'ai cette petite voix qui dit oui mais ma vie n'est pas si pourrie, y'a plein de bonne choses, et tout changer ce serait les perdre!
bref.
c'est chiant en ce moment. mais c'est toujours mieux que d'être roulée en boule dans mon lit en sanglotant sans comprendre pourquoi.
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