jeudi 5 décembre 2013

chose your side

donc.
je me suis créé le rôle de diplomate au sein de ma famille quand j'étais gosse. ce qui est fâcheux, c'est que je continue à le faire et que je m'empêche d'évoluer. oh, et j'empêche les gens de ma famille de vivre leurs rôle. on est bien dysfonctionnels quand même. 
mon psy me dit assez souvent de quoi tu te mêles ou c'est pas tes oignons. à chaque fois ça me choque, mais petit à petit je me rends compte qu'il a complètement raison. mais putain que c'est dur.
je dois me mettre en tête une nouvelle ligne de conduite qui va être très violente pour mes parents. il m'a prévenue, ce sera "faire mal le bien". refuser de me mêler des relations entre mes parents et frangin. survivre aux piques et petites moqueries sans répondre. ne pas me comporter comme eux, rester moi même. m'affirmer. choisir mon camp. et m'y tenir. 
vos parents sont immatures, ils ont des comportements qu'on ne devrait pas avoir devant son enfant
ils prennent très cher en ce moment, ça fait deux séances qui tournent autour d'eux, la prochaine aussi probablement, et je découvre des choses qui me foutent un peu en vrac quand même.
je me sens très triste pour la gamine que j'étais, celle qui pleurait dans les escaliers de sa grand-mère en disant personne ne m'aime. bizarrement c'était toujours une de mes cousines qui venait me voir, jamais mes parents. par contre ils se font une joie de me rappeler que je faisais toujours la gueule quand j'étais gosse. 

c'est un peu dingue ce que ça remue comme truc cette thérapie, mais je n'ai jamais été aussi... satisfaite? j'hésite sur le mot mais je crois que c'est ça. ça fait ultra mal, y'a des moments ou je me sens agressée, d'autres ou j'ai juste envie qu'on arrête et certains ou je n'ai rien à dire, mais je pense que c'est sain. c'est comme si je nettoyais une plaie, une qui est là depuis très longtemps et qui a bien pris le temps de s'infecter. 
et aussi un peu comme si je grandissais, et qu'en avançant je me rends compte que je peux faire des choses, je prends un peu confiance en moi, je deviens une personne à part entière.

dans les nouvelles du monde en dehors de mon cerveau, collègue et le fourbe se sont engueulés.
ou plutôt, collègue a engueulé le fourbe qui se contente de faire sa petite mine de mec malheureux (je pense qu'il l'est, hein, pas que c'est une façade) 
collègue veut changer de bureau, parce qu'elle ne le supporte plus. quand je suggère une discussion pour qu'ils crèvent l’abcès, elle me dit qu'il n'y a pas de discussion à avoir, que ce n'est pas un nœud à dénouer mais tout simplement qu'elle n'en peut plus, que le dialogue n'est plus possible. 
évidemment, tout ça sans le moindre détail sur la situation en question. 
elle veut qu'on échange nos bureaux. c'est mignon.
mais bien sûr cocotte, tu n'en peux plus alors tu veux que je prenne ta place...
donc non, parce que j'en ai marre de changer de bureau, parce que j'aime énormément être près de ré qui me fait mourir de rire et avec qui je peux papoter, parce je dois quand même être près des rp pour le boulot. parce que je ne suis pas sûre que ce soit vraiment une bonne idée d'être dans le même bureau que lui étant donné notre historique. 
parce que je ne suis pas son proxy. et parce que j'en ai marre d'être la cinquième roue du carrosse dont on se souvient quand ça ne va pas. et à qui on dit le moins de choses possibles histoire de pas se griller.
de toutes façons je pense savoir ce qu'il s'est passé entre eux, et c'est un merdier dans lequel je n'ai plus envie de foutre ne serait-ce qu'un orteil.
j'ai choisi mon camp.
le mien. 

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