vendredi 10 janvier 2014

new begginnings

petite chose désagréable.
je crois que c'est mon nouveau surnom préféré. ça me fait glousser depuis une demie heure.

(- ah ben quand même, tu dis bonjour! - oh ça va hein, espèce de petite chose désagréable!)
le boulot me manquera quand même un peu. enfin. les gens du boulot. 


dans un mois tout pile poil, je pars à l'école.
honnêtement, j'ai un peu la trouille, mais je suis aussi incroyablement excitée à l'idée d'apprendre des trucs, de voir de nouvelles personnes, et surtout de donner un nouveau départ à ma carrière. donc un peu à ma vie dans une certaine mesure.
c'est saut dans le vide, mais avec un filet de sécurité, et c'est la meilleure façon dont ça aurait pu se passer.
depuis le début d'année, j'ai une sorte d'énergie étrange. un peu comme une tempête en préparation, je me sens pleine d'énergie positive que je me force à utiliser avant qu'elle disparaisse. du coup j'ai rangé mon appart comme rarement, j'ai repeint un meuble, j'ai acheté des petits meubles de rangement, j'ai fait des courses (et j'ai acheté de bonnes choses, genre plein d'épinards)... mais parfois je me demander si cette énergie est pas un peu borderline, genre à la limite de l'hystérie... bref.

je me sens à nouveau bien chez moi. je lis, beaucoup. ok, je lis plein de fanfictions sur la version de syfy d'alice dont je suis tombée follement amoureuse un peu avant noel. le design des décors est sublissime, l'imagerie entre les sixties, le minimalisme design et le quasi post-apo est superbe, l'histoire est réécrite de façon très originale, les acteurs sont vraiment bons. et, cerise sur le gâteau, andrew lee potts est absolument canon (et au passage m'a relancée dans une obsession de l'anglais complètement incroyable. du coup pour mes vacances en août, j'ai décidé d'aller faire un tour dans le yorkshire histoire d'entendre ce merveilleux accent du nord si doux à mes oreilles. en attendant, je bois beaucoup de thé. et demain, je prépare des scones)

je me sens bien. presque extatique par moments, mais j'essaie de calmer le jeu pour ne pas devoir affronter un grand huit émotionnel vicieux. j'ai l'impression d'être exactement à la place à laquelle je veux être... non, pas tout à fait, j'ai l'impression d'être là où je dois être. une sorte de moment charnière de ma vie. 
c'est ici que je vais prendre des décisions qui vont influencer beaucoup de choses dans mon avenir et ça participe sûrement à mon excitation. je n'arrête pas de me dire que ça y est, tout est possible
c'est sûrement pour ça qu'il faut que je continue à voir mon psy d'ailleurs. je vais bien, mais j'ai peur de me planter, ou de rêver un peu trop et de me retrouver confrontée à la dure réalité des choses... il me sera tout aussi utile que quand je ne mangeais plus et que je pleurais tout le temps.

c'est fou quand même, de voir le chemin que j'ai fait. je suis assez fière de moi j'avoue. rétrospectivement, je me rends compte que ma dépression grandissait petit à petit depuis assez longtemps et que je me voilais la face, c'est une bonne chose que je me sois cassée la gueule en mai. (détail rigolo, j'ai eu une période de perte de cheveux super bizarre fin novembre, et j'ai lu sur le net qu'on perdait ses cheveux suite à un gros choc psychologique... tiens tiens...)

bref, en ce moment, la vie est belle. mais il est possible que je me transforme en pleureuse une semaine avant mon départ parce que tout va changer et que mes collègues vont me manquer... 

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