mercredi 22 janvier 2014

blue week

grand huit émotionnel? on en est pas bien loin hein.
après un nombre non négligeable de petites merdes qui s'accumulent au taf la goutte d'eau est arrivée sous forme d'un chèque que j'ai cru perdre. que j'ai presque perdu en fait.

dans la liste des petites choses: les profs que je gère ne comprennent rien à ce que je leur demande, veulent changer plein de choses et ça me complique la vie; ma boss, nom de dieu, me frustre tellement que je pourrais lui coller la gueule dans un mur (ce qui me rassure c'est que je ne suis pas la seule dans ce cas); je dors les mâchoires tellement serrées que je pourrais me péter une dent; conséquences: un mal de crâne lancinant depuis 3 jours, le dos et les côtes coincés et l'impression de ne pas être reposée en me réveillant... 
bref, dure journée que celle d'hier, et pourtant j'avais l'impression d'avancer plutôt bien dans mon taf.

et là, le chèque. que je croyais avoir remis dans mon bureau et qui est introuvable. presque une heure de recherches furieuses avec ma petite collègue caissière qui est d'un calme olympien. tout le monde qui me dit que c'est pas grave, qu'on cherchera tous ensemble quand l'entrée de salle sera passée. moi qui craque un peu et qui chiale un chouilla, sachant à quel point c'est ridicule et qui sais pertinemment que je pleure pas pour le chèque mais parce que je suis fatiguée. (j'avais réussi à luter contre ça un peu avant, je m'étais reprise plutôt bien en me répétant mais putain réfléchis, ça sert à rien de pleurer) reprise de recherches, une fois les larmes parties.
et là, le fourbe arrive avec mon chèque dans la main, avec son air tellement satisfait et nous dit 40 secondes, les filles. en 40 putain de secondes il retrouve le chèque qu'on cherche depuis 1 heure. (qui était par terre sous la billetterie) je lui ai sauté au cou en disant merciiiii, et une fois que je me pose un peu je me remets à pleurer, mais là c'était plutôt les grosses larmes de gosses. (je sais c'est ridicule de chialer pour ça, c'est naze, et il me répond que c'est normal c'est la pression qui retombe, juste il faut que tu respires là mon chat) re câlin, un peu plus long vu qu'on était que tous les deux dans mon bureau et c'est là que je me suis rendue compte que putain, ça fait une éternité que quelqu'un m'a pris dans ses bras. 
alors que ça fait un bien fou, que c'est un réconfort immédiat et que naturellement je suis quelqu'un qui aime bien ça... je me retrouve entourée d'amis géniaux mais qui pour le coup ne sont pas du tout tactiles. et nom de dieu, ça me manque, mais à un point! (ça explique peut être pourquoi j'apprécie toujours autant le fourbe. il me fait des câlins.)

bref. je me sens un peu seule et en manque affectif et je serre les dents en attendant que ça passe. et je les serre trop, va ptêtre falloir que je fasse un truc... genre m'envoyer en l'air en attendant mieux? putain j'ai rien à me mettre sous la dent et j'ai juré mes grands dieux que je ne m'approchais plus du garçon parce que j'ai un honneur. et que j'essaie de reconstruire mon estime personnelle. en plus du cul pour du cul c'est plus trop intéressant, been there done that
là j'ai un peu envie de tomber amoureuse... c'est là que ça devient problématique. 

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