plus qu'une semaine avant le changement de vie et la pression a choppé un cran de plus lundi matin, quand je me suis rendue compte que je ne serai plus au même endroit la semaine prochaine à la même heure.
déjà je serai levée depuis vachement plus longtemps. et je ne pourrai pas glander sur le net en attendant que l'eau de mon thé chauffe.
mes petites habitudes acquises au bout de 10 ans 1/2 dans ce théâtre vont devoir faire place nette.
c'est flippant.
mais je suis très contente de partir, malgré mes dents serrées (toujours), mon dos qui craque et mes nœuds à l'estomac. il est temps que je parte.
je crois que si je ne partais pas il se pourrait que je fasse un ulcère à force d'encaisser les façons de faire de ma nouvelle boss. elle m'envoie des mails pour me faire faire des missions de merde de niveau stagiaire, je les ignore et elle vient me voir 2 semaines plus tard en me disant on en a parlé. euh. non. tu m'as envoyé un mail, je ne qualifie pas ça comme une discussion.
ce qui m'énerve le plus c'est mon incapacité à lui répondre, limite je suis plus en colère contre moi-même parce que je lui laisse croire qu'elle a raison. et je pense à des réponses 1/4 d'heure plus tard.
non, nous n'en avons pas parlé, tu t'es contentée de m'envoyer un mail.
donc tu préfères que je laisse mon travail en jachère pour commencer une nouvelle mission que je ne pourrai de toutes façons pas finir avant de partir?
tu me fais préparer le terrain pour la stagiaire alors qu'elle pourrait très bien le faire en arrivant.
je n'ai pas fini mon boulot sur les scolaires, c'est ça ma priorité (ça je lui ai dit. elle a fait une grimace du genre oui enfin bon, c'est pas important. cette connasse me frustre et m'énerve profondément)
tes sets de table à la con, tu peux te les foutre au cul. (ça ferait du bien de pouvoir le sortir)
bref, thank the gods for small favours, je n'ai plus à la supporter pendant très longtemps.
et ma binôme, ayant entendu notre très courte discussion, m'a envoyé un mail avec des trucs trop mignons dedans pour me faire marrer. je ne suis pas la seule à détester sa façon de faire.
mes collègues vont me manquer. je le sens, le petit nœud à l'estomac qui se ressert jours après jours. l'idée de ranger mes affaires me fout les boules. je redoute vendredi de plus en plus, j'ai très peur de me transformer en pleureuse. (c'est très probable, hein, quand j'ai vu le mail de binôme j'ai eu les larmes aux yeux...)
binôme m'envoie plein de mails choupinets depuis le début de l'aprèm.
le fourbe me fait des blagues à la con depuis hier, un peu comme avant tout le bordel émotionnel qu'on a traversé. blagues pimentées de commentaires de cul, parce qu'il sait que je vais me marrer comme une con alors qu'on est en pleine entrée de salle et que y'a du public merde, tu peux pas parler de fist fucking comme ça! il a aussi dit à notre ancienne stagiaire que c'était con que je parte.
certains des profs avec lesquels je bosse et à qui j'ai enfin dit que je partais m'ont envoyé des mots trop mignons (je vais devoir me passer de vous pendant 8 mois! / votre gentillesse et votre sourire vont manquer à l'accueil)
c'est étrange de me rendre compte que je suis appréciée. ça fait du bien à l’ego, déjà, mais surtout je trouve ça touchant.
mais bon, je vois la fin de tout ce que j'avais à faire avant de partir et je procrastine pour que ça me dure jusqu'à vendredi... j'ai passé une bonne partie de l'aprèm à traîner sur le net et à mater des sites de design d'intérieur qui me font baver d'envie. oh, avec un peu de thunes j'aurais un appart so so chic... des meubles récupérés en brocante, d'autres ultra épurés. du béton, du vieux parquet foncé, des tapis fluffy, des centaines de nuances de gris et taupes, une verrière, des plantes...!
je m'emporte un peu? mmmm... je fantasme énormément sur mon intérieur idéal ces derniers temps, dans une certaine mesure sur ce que je possède en général. je sais pas d'où ça vient, si ce n'est une envie subite d'avoir des affaires qui correspondent à la nouvelle idée que j'ai de moi.
c'est comme cette tendance je me fais larguer-je me coupe les cheveux, sauf que là c'est je sors de ma dépression et de mon taf étouffant-je veux changer d'appart et j'achète de nouvelles fringues.
va falloir que jme calme, hein, parce qu'il y a de grands chances que je sois obligée de déménager pour du taf d'ici quelques mois, et d'avoir trente meubles et des plantes en plus ça va pas aider! (même si, ok, mon nouveau bureau en acier et verre trempé est absolument canon..)
sur ce, une entrée de salle m'attend, show time! (1 down, 3 to go)
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