bilan?
bilan.
2 semaines.
les collègues me manquent par moments comme c'est pas permis.
surtout quand je passe au boulot sans y travailler (comprendre: je vais au théâtre)
j'ai revu ré et c'était comme un rayon de soleil dans ma semaine. (ré: check. c'est pas permis d'être aussi heureuse de revoir quelqu'un au bout de seulement une semaine) binôme aussi d'ailleurs, elle m'a sauté dessus en criant heyyy copiiine et c'était adorable.
pas revu collègue, mais une paire de textos chouettes.
j'ai vu les copines lundi et on a bu des bières. elles m'ont demandé s'il s'était passé quelque chose avec le fourbe et forcément au bout de 2 pintes j'ai parlé (et je suis surtout devenue rouge tomate avant de lâcher quoi que ce soit) elles ont eu droit à la rétrospective du fourbe et moi, et je me suis rendu compte que j'étais une très bonne raconteuse d'histoire... la leçon à retenir, c'est qu'elles ne me jugent pas le moins du monde et que s'il y a quelqu'un a blâmer dans cette histoire - si blâme il doit y avoir - c'est le fourbe. même par rapport à collègue, elles me disent que ce n'est pas à moi de gérer ça, que peut-être on devrait parler mais finalement, dire j'ai couché avec le mec que tu aimes (?) à une pote déjà en couple avec quelqu'un d'autre, ben c'est compliqué...merci les potes.(sans aucune ironie, hein, merci pour de vrai. ça fait du bien de lâcher cette histoire à des gens qui en ont été témoin de loin. ne serait-ce parce qu'elles me disent qu'elles l'ont vu venir à des kilomètres, et que ça venait aussi beaucoup de lui, pas que de moi. le langage corporel ne trompe pas parait-il)
j'ai revu le fourbe.
et étonnamment, on était comme d'hab. à se faire des blagues à la con, à papoter tranquilou. (si on met à part que je remarque la gestuelle maintenant, et qu'il se rapproche incroyablement de moi quand il me parle. et que nos doigts s'attardent quand j'emprunte son briquet. et que son épaule cogne dans la mienne quand même très souvent. il rentre très facilement dans mon espace personnel sans que ça me dérange, et rien que ça crée une intimité immédiate entre nous. bref). je suis restée après le spectacle et j'ai papoté avec plein de gens, lui entre autres, sauf que c'était le dernier à papoter avec moi et que je l'ai raccompagné jusqu'au taf, pour voir mon ancien bureau. et puis on a fumé une clope, on s'est dit au revoir, je lui ai dit fais moi un câlin en lui faisant la bise (et j'ai ajouté vous me manquez bande de connards pendant qu'il me serrait dans ses bras. j'ai dit que j'avais bu 3 bières ce soir là?) et il m'a dit viens voir le spectacle demain soir trois fois, en précisant que ce serait l'occas de voir collègue. j'ai dit peut-être.
(j'y suis pas allée.)
le soir même, en rentrant, j'avais un grand sourire aux lèvres sur le chemin, contente d'avoir vu des gens du taf. à la moitié du chemin - ma musique de dépressif aidant - le sourire est tombé et les larmes sont montées de façon incompréhensible.
crise de larme à la maison, parce que je me suis rendue compte que là bas ce n'était plus chez moi, au sens home du terme. et ça m'a fait mal, comme si j'avais été déracinée d'un coup. des larmes et des sanglots, et moi qui me répète mais c'est ce que je voulais.
je vis ça comme une rupture amoureuse (sentimentale il me dit, et je lui réponds que j'ai toujours un peu mélangé les deux, ah. ah.)
bref, je vis mon départ du taf comme si j'avais quitté un mec que j'aime, et c'est dur à encaisser.
mais j'ai un nouveau mec merveilleux, il s'appelle infographie et je me sens comme jamais.
depuis des années je pensais ne pas valoir le coup et être un peu inadaptée et pas douée. et là, je me redécouvre.
je me sens intelligente et douée, et j'ai des envies de créativité, de dessins, de photos, de retouches, je vis une boulimie d'apprentissage (donnez-moi en plus, toujours) qui me fait halluciner parce que ça ne m'étais jamais arrivé. j'adore ça.
donc en ce moment, je suis légèrement bipolaire.
le boulot? ça va, c'est génial.
la vie perso? c'est le chaos total.
et le fourbe me renvoi un texto qui dit que j'ai bien fait de pas venir pour le spectacle (et oh, joie, il répond aux textos, il tient une promesse! fallait-il coucher avec lui pour ça? ou juste partir?) et il me dit qu'on aura toujours de les boire ces bièreS (oui, avec une majuscule, comme une sorte de clin d’œil au fait qu'on soit tous les deux incapables d'être raisonnables), et qu'il part à la neige demain.
j'ai jamais été aussi au courant aussi vite de ce qu'il se passait pour lui.
mais.
non, je ne suis pas amoureuse.
la distance à été salvatrice au moins pour ça. je l'aime, profondément, sans aucun doute. et sans aucune raison d'ailleurs, c'est juste que quand je le vois j'ai une tendresse irrépressible qui monte. j'adore ce mec. et étant donné qu'on est les deux faces d'une même pièce, je commence à me dire que c'est peut-être pareil de son côté.
voilà. on s'aime, mais pas comme ça, et on ne peut rien y faire. et on est paumés tous les deux (moi pour moins longtemps que lui) et parfois, on fait des conneries qui ne sont pas une bonne idée.
un jour j'y penserai avec tendresse un sourire aux lèvres en me disant que c'était une période bien compliquée de ma vie. (ça aura duré, je parlais déjà de lui ici en 2010, c'est dire...) et je ne penserai jamais plus à la phrase c'est pas une bonne idée sans penser à lui. j'espère qu'il sera encore dans le paysage plus tard, même si j'ai du mal à y croire.
mais pour le moment, on s'est promis de se donner des nouvelles, et on s'y tient, même si ça ne fait que deux semaines.
et maintenant, je m'en vais rejoindre ma eliott malade au vin blanc dans mon lit, sourire aux lèvres parce que je sais qu'elle, elle sera toujours là, malgré les dramas que je peux vivre et les conneries que je peux faire, qu'elle ne me jugera jamais même si elle se permettra de me foutre le nez dans ma merde si besoin est.
et je sais que je suis chanceuse d'avoir ce genre de personnes dans ma vie, parce que chicks before dicks... non?
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