imagine, dans les films d'action un peu gore quand quelqu'un se prend une balle de fusil à pompe qui laisse un trou béant au milieu de son corps. tu vois l'image? c'est comme ça que je me sens.
et en même temps c'est comme si tout l'intérieur de mon corps était serré, contracté au point que je pense que les parrois de ma gorge vont se coller et que mon estomac ne pourra plus jamais contenir la moindre particule de nourriture. au point de devoir me rappeler que si, je peux encore respirer.
les deux dernières semaines ont été une épreuve. et en même temps c'est passé tellement vite que j'ai du mal à réaliser que ça ne fait que deux semaines.
je pense aux clichés qu'on connait tous, ces phrases ridicules qu'on n'a vraiment pas envie d'entendre du style on est vraiment peu de choses. j'ai eu envie tellement de fois de dire aux gens si vous n'avez rien d'autre que des clichés à me proposer, vous feriez mieux de vous taire. vos phrases toutes faites ne m'apportent aucun réconfort.
ce qui m'en a apporté, c'est les copines qui assurent le cat-sitting du fauve et m'envoient des photos, des vidéos et des textos pour me rassurer. c'est eliott qui m'envoie des trucs mignons qu'elle trouve sur 9gag et qui me dit que c'est normal de fumer comme une brute. qui fait un check-in tous les deux jours pour être sûre que je tienne le choc. c'est tous les potes de ma ville qui envoient une carte chez ma mère pour nous dire qu'ils pensent fort à nous. c'est les potes de frangin qui envoient une énorme boite de chocolats de luxe avec une carte vachement touchante. c'est les potes/collègues du côté d'eliott qui prennent de mes nouvelles et qui m'envoient des messages qui m'ont mis les larmes aux yeux. c'est mes jus qui envoient des fleurs.
c'est de voir en rentrant chez moi des petits mots d'amour écrits par la clique de copines et de trouver au milieu de la table une bouteille de whisky irlandais parce qu'on s'est dit que tu en aurais besoin.
je tiens magnifiquement bien le choc. je connais ma capacité de résilience, et je sais que je vais m'y faire. ou en tout cas accepter ce qu'il se passe et le fait que ça ne sera plus du tout pareil. jamais.
il y a juste certains moments où l'émotion monte, provoquée par un déclencheur aussi stupide qu'une expression que quelqu'un va utiliser ou une mélodie entendue dans un bar.
je ne me rends toujours pas compte qu'il ne fêtera pas le 14 juillet alors qu'il adorait ça, qu'il n'ira pas au concert de bonamassa, qu'il ne me verra jamais avoir 34 ans, qu'au prochain noel il va manquer quelqu'un, et qu'à chaque fête, chaque évèmenent, il manquera toujours quelqu'un et c'est tellement injuste que ce soit arrivé si tôt, tellement injuste que j'en veux à la planète entière d'être encore vivante alors que pas lui.
il prenait tellement de place dans ma vie que tout est devenu beaucoup trop calme et beaucoup trop terne.
mon père est mort.
et je déteste cette putain de phrase.
et en même temps c'est comme si tout l'intérieur de mon corps était serré, contracté au point que je pense que les parrois de ma gorge vont se coller et que mon estomac ne pourra plus jamais contenir la moindre particule de nourriture. au point de devoir me rappeler que si, je peux encore respirer.
les deux dernières semaines ont été une épreuve. et en même temps c'est passé tellement vite que j'ai du mal à réaliser que ça ne fait que deux semaines.
je pense aux clichés qu'on connait tous, ces phrases ridicules qu'on n'a vraiment pas envie d'entendre du style on est vraiment peu de choses. j'ai eu envie tellement de fois de dire aux gens si vous n'avez rien d'autre que des clichés à me proposer, vous feriez mieux de vous taire. vos phrases toutes faites ne m'apportent aucun réconfort.
ce qui m'en a apporté, c'est les copines qui assurent le cat-sitting du fauve et m'envoient des photos, des vidéos et des textos pour me rassurer. c'est eliott qui m'envoie des trucs mignons qu'elle trouve sur 9gag et qui me dit que c'est normal de fumer comme une brute. qui fait un check-in tous les deux jours pour être sûre que je tienne le choc. c'est tous les potes de ma ville qui envoient une carte chez ma mère pour nous dire qu'ils pensent fort à nous. c'est les potes de frangin qui envoient une énorme boite de chocolats de luxe avec une carte vachement touchante. c'est les potes/collègues du côté d'eliott qui prennent de mes nouvelles et qui m'envoient des messages qui m'ont mis les larmes aux yeux. c'est mes jus qui envoient des fleurs.
c'est de voir en rentrant chez moi des petits mots d'amour écrits par la clique de copines et de trouver au milieu de la table une bouteille de whisky irlandais parce qu'on s'est dit que tu en aurais besoin.
je tiens magnifiquement bien le choc. je connais ma capacité de résilience, et je sais que je vais m'y faire. ou en tout cas accepter ce qu'il se passe et le fait que ça ne sera plus du tout pareil. jamais.
il y a juste certains moments où l'émotion monte, provoquée par un déclencheur aussi stupide qu'une expression que quelqu'un va utiliser ou une mélodie entendue dans un bar.
je ne me rends toujours pas compte qu'il ne fêtera pas le 14 juillet alors qu'il adorait ça, qu'il n'ira pas au concert de bonamassa, qu'il ne me verra jamais avoir 34 ans, qu'au prochain noel il va manquer quelqu'un, et qu'à chaque fête, chaque évèmenent, il manquera toujours quelqu'un et c'est tellement injuste que ce soit arrivé si tôt, tellement injuste que j'en veux à la planète entière d'être encore vivante alors que pas lui.
il prenait tellement de place dans ma vie que tout est devenu beaucoup trop calme et beaucoup trop terne.
mon père est mort.
et je déteste cette putain de phrase.
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