vendredi 28 août 2015

i just don't know

c'est incroyable à quel point tu peux te sentir seul(e). profondément. tout en te sachant entouré(e).
je suis en train de boire ce qui reste de la bouteille de scotch que mon père m'a offert à noël (j'ai décidé d'y laisser un fond que personne ne touchera jamais. bon ok, j'ai aussi entamé le whisky irlandais que l'équipe de copines m'a offerte en "cadeau" de deuil) en écoutant sa musique et en chialant tout ce que je peux parce que je pense que j'en ai besoin.
je me sens comme un robot la plupart du temps, je suis capable de parler de sa mort comme quelque chose de banal.
je suis pas sûre que ce soit normal.
pour l'instant je vis dans de la mélasse. j'avance (?) comme je peux. lentement. les anglais ont cette expression qui me va: i'm going through the motions. c'est très perturbant.
en attendant que le coup de bambou tombe (dépression, tristesse, résignation, mon cul. pas la colère, non non, elle est bien là, oh que oui cette pute, grands dieux je hais le monde entier) je bois du scotch, je fume comme un pompier, je mets mon casque et mets la musique à fond (je respecte mes putains de voisins, et ouais. et je me flingue les tympans, tout comme lui) et je rêve d'une apocalypse qui remettrait bien des chose en perspective.
j'ai une envie de sensations fortes ces derniers temps, je pense que le côté robot en moi me pousse à ça, j'ai envie de provoquer quelque chose. une danse furieuse au milieu d'un foule d'inconnus endiablés, hurler dans un endroit où on ne me fera pas chier, sauter d'un avion et me prendre un rush d'adrénaline, partir en road trip vers nulle part avec quelqu'un (toi, lone? dieux savent que j'ai essayer de te tenter, mais la vraie vie fait que... ). j'ai envie de violence, j'ai envie de provoquer des choses, j'ai envie de refaire une concert de punish yourself en hurlant tout ce que je peux pour me défouler parce la vie est devenue encore plus merdique que la dernière fois que je les ai vus en concert.

ma conviction que la vie humaine a une valeur plus que douteuse a doublée. vivement l'apocalypse.
entre temps, hurlons tout ce qu'on peux à la lune, dansons jusqu'à la fin des temps, let's built a spation in space. ou l'alternative: ferme les yeux et essaie de te dire que c'est possible des ressentir ça dans la vraie vie...

et à toi, seule personne qui me lit, il faut que tu saches. JE T'AIME.

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