jeudi 3 septembre 2015

take a good look in a mirror

en faisant du tri dans mon vieil ordi chéri (oooh echo, je suis ravie d'avoir installé windows10 et de te redécouvrir) je suis tombée sur mes archives de blog et oh. grands. dieux. 
ayez pitié de moi.
je suis pitoyable. quand je suis en couple, je suis une gonzesse en besoin constant d'attention, paranoïaque, qui se prend la tête sans arrêt, incapable de vivre de façon autonome sans penser à mon mec. ugh. mais misère!
j'ai éprouvé un mélange de honte totale et d'énervement en relisant mon passé. 
cette naïveté dérangeante qui colorait toutes mes paroles à l'époque où j'étais avec monsieur...
ce côté pot-de-colle insécure que j'avais avec le garçon. 

alors ok. j'ai grandi depuis, j'ai compris 2-3 trucs à la vie, j'ai fait une paire de dépressions, j'ai vu un psy, j'ai pris conscience que d'avoir entendu ma mère me répéter constamment qu'il fallait que je me trouve un mec a légèrement flingué mes perspectives et priorités. 
(et dieux, quelle opinion si basse j'avais de moi-même pendant tout ce temps!)

j'ai une trouille incroyable de redevenir comme ça si je me retrouve un mec. dépendante. 
j'ai envie de dire au garçon que je suis désolée d'avoir été comme ça sur nos derniers mois (à ma décharge, je comprenais pas trop ce qu'il se passait dans ma tête à l'époque) on n'était pas prêts, on n'avait pas les mêmes préoccupations, ou besoins... ah, les joies de sortir avec un mec de six ans de moins.
(est-ce que ça a du sens de penser à tout ça alors que c'est du passé? mais est-ce que le garçon est du passé alors qu'on couche encore ensemble, 5 ans après notre rupture?)
(et pourquoi je me pose encore autant de questions?)

est-ce que le fait de savoir tout ça, d'en avoir réellement pris conscience sera suffisant pour ne pas retomber dans mes travers? (en partant du principe que je me remette en couple un jour, chose qui me parait de plus en plus difficile plus le temps passe) 

j'espère refaire un tour par ici dans 5 ans et ne pas regretter ce que j'ai vécu et ne pas être mortifiée par ma façon de vivre les choses. 
qui sait, peut-être que ce tour down memory lane me foutra le coup de pied au cul nécessaire pour enfin lâcher mes casseroles et me concentrer sur ce que je vais faire. 

allez, on y croit. 

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