mardi 6 octobre 2015

shut down

je tiens à remercier la phase dépressive du deuil d'avoir attendu après mon anniversaire pour s'installer. nan, c'est vrai, ça aurait pu être pire, là je commence juste mes 34 ans avec l'impression d'être une coquille vide et la motivation d'un ours en plein hibernation.
l'avantage d'être déjà passée par là c'est qu'au lieu de chercher à comprendre ce qu'il m'arrive, je me contente d'attendre que le pire passe.
ce coup ci, avec antidépresseurs parce que ma médecin a trouvé mon manque total d'énergie symptomatique d'une dépression.
sortir de mon lit est un combat quotidien. sortir de chez moi requiert une séance de motivation interne plus ou moins longue selon ce que je dois faire dehors. si je dois aller faire des courses, ça va sûrement me prendre une heure avant d'y aller. ce week-end je suis invitée à une fête d'anniv, j'ai déjà commencé à me préparer mentalement.
et il se peut très bien qu'une fois sortie de chez moi je me tape une crise d'angoisse. mais ça va, ça aussi je gère plutôt bien. (inspirer/expirer comme pendant une séance de yoga. se concentrer sur un quelque chose d'autre, n'importe quoi mais ne pas se focaliser sur la boule d'angoisse dans l'estomac et la gorge. faire une to do list dans ma tête. écouter de l'électro. me projeter dans un monde imaginaire)
vu la récurrence des mes épisodes dépressifs ces dernières années je me demande tout simplement si je ne suis pas dépressive tout court, mais ma situation actuelle rend un diagnostic un peu compliqué (entre le deuil et mon année de chômage, je ne suis pas super aidée)
ou alors j'ai vraiment une vie de merde, mais j'ai du mal à y croire.

bref.
je vais me motiver, je dois aller acheter de la limonade... 

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