jeudi 14 avril 2016

i am jack's complete lack of surprise. i am jack's broken heart.

après avoir passé à peu près dix mois dans le déni et la fuite ce qui devait arriver arrive. mes emmerdes me rattrapent, big time.
il était temps que je sois honnête avec moi même, et avec les copains. et le fait d'admettre petit à petit à mes proches que non, je ne vais pas bien en fait a ouvert le barrage et je me rends compte à quel point j'ai touché le fond.
j'en suis à un point où prendre une douche est une victoire. réussir à sortir de la maison est quelque chose à cocher de ma to-do list. j'ai du retenir mes larmes en payant mes courses au monoprix, sans vraiment savoir pourquoi j'ai eu envie de pleurer.

le monde n'a aucun intérêt. la vie n'a aucun intérêt. j'ai de plus en plus de mal à trouver quelque chose qui me rend heureuse, et quand je trouve les effets s'estompent tellement vite que c'en est ridicule. mes échappatoires imaginaires ne fonctionnent plus.
j'ai cette chance incroyable de ne pas être suicidaire sinon ma situation serait encore bien plus grave, mais il m'arrive de me dire que si je mourrais maintenant ça ne changerait pas grand chose. j'ai envie de me rouler en boule dans un coin au milieu de couvertures avec mon chat et d'attendre que ça passe. que quelqu'un démêle le bordel dans ma vie et dans mon cerveau, parce que j'ai envie d'une pause.

évidemment, la vraie vie ne marche pas comme ça.

alors je me cherche un nouveau psy, un que je peux payer parce que - cerise sur le gateau - je n'ai pas d'argent pour ce genre de luxes. en attendant le psy on commence les anti-dépresseurs pour de bon. après en avoir longuement parlé avec ma médecin je pense que c'est peut être ce qui me sauvera, en tous cas ça me servira de béquille d'ici à ce que je puisse trouver quelqu'un pour m'aider.
les anxiolytiques sont nouveaux, et ponctuels (aucune envie de me retrouver accro, j'ai assez de bordel à gérer) et c'est surtout là pour m'éviter de péter une crise d'angoisse en entretien d'embauche.

c'est compliqué cette situation, le pire étant que je n'ai pas envie de faire quoi que ce soit.
manger, voir des gens, sortir, parler, trouver du travail... tellement pas envie.

il me reste mes séries, internet et le dessin. (enfin, surtout une série, critical role, où des acteurs qui font des voix de jeux vidéos jouent à d&d. je me sens plus proche d'eux que des vrais gens, c'est presque triste quand j'y pense)

3 dépressions en 6 ans, j'en ai ras le bol.

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